L’association a fait une rétrospective des différents projets menés jusqu’à aujourd’hui, expliquant le choix d’approfondir le thème du logement : différents camps d’été consolidant le groupe de jeunes, le travail de diagnostic de territoire permettant une meilleure prise de conscience de la réalité locale, les propositions faites à la suite de ce travail sur 10 secteurs clefs de nos cantons Garazi-Baigorri. Tout cela aboutissait au choix d’un thème afin de concrétiser un projet : l’habitat.
Elle a ensuite parlé de ses activités de l’année 2004 : De nombreuses rencontres de professionnels (Office Publique Départemental des HLM, PACT du Pays basque, ADIL, élus, etc.) nous ont permis une meilleure connaissance de la situation. C’est ainsi que nous avons pu organiser la réunion avec comme question générale : « comment faciliter l’accès au logement à la population locale et aux jeunes ».
Enfin, la grande part de la rencontre s’est cantonnée à commenter le projet de SCI : Nous avons l’idée d’un projet d’achat immobilier (immeuble, maison...) par un groupe de personnes intéressées. Dans cet immeuble, seraient aménagés des appartements mis à la disposition de la population locale et des jeunes à des loyers modérés. Ce projet peut se concrétiser sous la forme d’une Société Civile Immobiliére (SCI). Une SCI est une société créée par plusieurs associés (personnes physiques ou morales) désirant détenir en commun une ou plusieurs propriétés. Ainsi, la contribution de la population se ferait sous la forme d’achat de parts sociales : chaque habitant devient membre de la SCI. La société, par le biais d’un emprunt, devient propriétaire de l’immeuble et y aménage des appartements. Les loyers rembourseront le crédit.
Nous avions présenté un exemple chiffré, avec le montant des coûts (achat et travaux), le montant des aides susceptibles, l’emprunt, l’apport de départ de la SCI.
Après notre temps de présentation, le publique a réagi. Un échange s’est instauré. Voici, en vrac, les remarques qui ont été exprimées :
Il a été souligné l’intérêt de mettre en place des alternatives concrètes afin de répondre aux problèmes généraux.
La SCI peut paraître être un outil dissuasif lors des cas de spéculation sauvage. Elle peut donner de l’échos au projet, renforcer la solidarité, dénoncer la situation, faire hésiter un propriétaire à spéculer, etc.
Quel peut être le lieu où toutes les initiatives en lien avec l’habitat peuvent se croiser ?
Il est nécessaire d’intégrer toujours le projet dans le contexte général, en rappelant que s’est bien dans une démarche militante, politique qu’il est mené, allant à l’encontre de la situation injuste de l’habitat.
Il est nécessaire d’inscrire le projet dans un mouvement plus large de contestation, par exemple, tels les groupes locaux luttant contre la spéculation foncière et immobilière. Il est indispensable de mener des luttes de sensibilisation, de prise de conscience parallèlement au projet de SCI.
L’atelier a permis aussi d’échanger sur des initiatives diverses entreprises à droite à gauche traitant du thème de l’habitat :
Exemple de SCI pour acheter un appartement sur Bayonne mise en danger par un projet municipal. C’est une alternative concrète en réponse à une situation particulière !
Travail de pression et de prise de conscience mené par les plateformes contre la spéculation foncière et immobilière en Base Navarre et Soule.
Campagne revendiquant le droit au logement de Segi.
Enfin, nous avons commenté les perspectives démographiques qui annoncent la venue de 25000 à 35000 habitants en plus en Pays Basque d’ici 2015. Nous nous interrogions sur la manière d’accueillir toutes ces nouvelles personnes… et la nécessité d’anticiper ce mouvement.