Dans un système capitaliste mondialisé où tout devient marchandise, la ville n’échappe pas à la règle. Ce processus est un projet d’urbanisme précis, soumis à la spéculation immobilière, et qui a plusieurs étapes.
D’abord le pourrissement du centre historique (les propriétaires délaissent leurs biens). Ensuite le départ des habitants vers les quartiers périphériques (soit des villas chics, soit des lotissements dortoirs, selon les moyens). Enfin, le retour dans un centre rénové d’une population différente, celle du tourisme de masse, auquel répond la muséification et la thématisation de la ville. Exemple : Bayonne capitale du chocolat, Espelette pays du piment. L’une des alternatives à l’aspect concentrationnaire de l’habitat en périphérie a été abordée, à travers l’auto-construction, utilisant des matériaux écologiques, dans une conception architecturale bio-climatique. Exemple, le réseau Eco-hameau.
Mais cela cela n’est qu’un soin paliatif : en conclusion, il nous a semblé important d’adopter une vision globale de l’urbanisme, prenant en compte les matériaux, les économies d’énergie et la gestion des déchets. Sans cela nous n’échapperons pas à la marchandisation de l’humain.